Le diagnostic de performance énergétique est régi par les articles L126-26 et suivants et R126-15 et suivants du code de la construction et de l'habitation, par le décret n° 2020-1610 du 17 décembre 2020 et par l'arrêté du 31 mars 2021 dont l'annexe porte la méthode de calcul 3CL-DPE 2021. Depuis le 1er juillet 2021 le DPE est opposable : la méthode sur factures a disparu, le DPE vierge n'existe plus que par exception, et sa durée de validité est de dix ans. Les DPE établis avant 2018 sont caducs depuis le 1er janvier 2023, ceux établis entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 depuis le 1er janvier 2025.
L'étiquette résulte de deux indicateurs : la consommation conventionnelle en énergie primaire (kWh EP/m².an) et les émissions de gaz à effet de serre (kg éqCO2/m².an). La classe retenue est la plus défavorable des deux. Seuils pour un logement de plus de 40 m² : A ≤ 70 et ≤ 6 ; B ≤ 110 et ≤ 11 ; C ≤ 180 et ≤ 30 ; D ≤ 250 et ≤ 50 ; E ≤ 330 et ≤ 70 ; F ≤ 420 et ≤ 100 ; G au-delà. L'arrêté du 25 mars 2024 module ces seuils pour les logements de 40 m² ou moins depuis le 1er juillet 2024. L'électricité est comptée avec un coefficient d'énergie primaire de 2,3.
La consommation conventionnelle couvre le chauffage, l'eau chaude sanitaire, le refroidissement, l'éclairage et les auxiliaires, pour une température de consigne de 19 °C et un scénario d'occupation conventionnel. Le calcul s'appuie sur les déperditions de l'enveloppe (parois, ponts thermiques, renouvellement d'air), l'inertie, les apports gratuits et les rendements des systèmes (génération, distribution, émission, régulation). La résistance thermique d'une couche vaut R = e/λ ; le coefficient de transmission d'une paroi vaut U = 1/(Rsi + ΣR + Rse), avec Rsi + Rse = 0,17 m².K/W pour une paroi verticale.
Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 : gel des loyers des logements F et G depuis le 24 août 2022 ; interdiction de louer les logements de plus de 450 kWh EF/m².an depuis le 1er janvier 2023, la classe G depuis le 1er janvier 2025, la classe F au 1er janvier 2028 et la classe E au 1er janvier 2034. Les annonces mentionnent les deux classes, l'estimation des dépenses annuelles avec l'année de référence des prix et, pour F et G, la mention « logement à consommation énergétique excessive ». Le DPE est transmis à l'ADEME et reçoit un numéro à treize caractères sans lequel il n'est pas valable.
Arrêté du 4 mai 2022 : obligatoire à la vente d'une monopropriété classée F ou G depuis le 1er avril 2023, E depuis le 1er janvier 2025, D au 1er janvier 2034. Valable cinq ans, il propose au moins deux parcours de travaux, l'un en plusieurs étapes, l'autre en une seule, dont la première étape fait au moins atteindre la classe E et le parcours complet vise la classe B. Pour les maisons, il peut être réalisé par un diagnostiqueur certifié DPE avec mention. Ne pas le confondre avec le DPE collectif des copropriétés (200 lots et plus au 1er janvier 2024, de 50 à 200 lots au 1er janvier 2025, moins de 50 lots au 1er janvier 2026).
Arrêté du 20 juillet 2023 (DPE seul, applicable depuis le 1er juillet 2024) : certification « sans mention » (habitations individuelles, lots d'habitation, lots non résidentiels d'un bâtiment principalement d'habitation) ou « avec mention » (bâtiments d'habitation collectifs, DPE générés à partir des données de l'immeuble, bâtiments principalement non résidentiels), selon son article 3. Prérequis de diplôme ou d'expérience et formation initiale d'au moins 56 heures. Examen théorique de 75 questions à quatre choix en 90 minutes, réussite au-delà de 75 % ; module mention de 35 questions en 45 minutes ; épreuve pratique en situation ; certificat valable sept ans avec surveillance en cours de cycle.
1. Quel texte porte, en annexe, la méthode de calcul 3CL-DPE 2021 applicable aux logements existants ?
La méthode 3CL-DPE 2021 figure en annexe de l'arrêté du 31 mars 2021 relatif au DPE pour les bâtiments à usage d'habitation. Le décret n° 2020-1610 organise la réforme (opposabilité, contenu, validité) mais renvoie aux arrêtés pour la méthode ; l'arrêté du 4 mai 2022 concerne l'audit et celui du 20 juillet 2023 la certification des diagnostiqueurs.
2. Depuis quelle date le DPE d'un logement est-il opposable au vendeur ou au bailleur ?
La loi ELAN n° 2018-1021 a rendu le DPE opposable, et le décret n° 2020-1610 a fixé l'entrée en vigueur de la réforme au 1er juillet 2021 : depuis cette date, le DPE n'a plus une simple valeur informative. Les autres dates correspondent à la caducité des anciens DPE, au gel des loyers et à l'interdiction de louer les logements G.
3. Dans quel code sont désormais codifiées les dispositions législatives relatives au DPE (anciens articles L134-1 et suivants) ?
Les articles L126-26 à L126-33 du CCH (ex L134-1 et suivants) portent le régime légal du DPE, complétés par les articles R126-15 à R126-29. L'article L271-4 du CCH ne fait que lister le DPE parmi les pièces du dossier de diagnostic technique ; le CSP et le code de l'environnement traitent d'autres diagnostics.
4. Un propriétaire vend une résidence secondaire de montagne qu'il occupe en janvier et en février seulement. Que doit-il fournir ?
L'article R126-15 du CCH exempte du DPE les bâtiments ou parties de bâtiment résidentiels destinés à être utilisés moins de quatre mois par an. La méthode sur factures a disparu avec l'arrêté du 31 mars 2021 et le DPE vierge n'est admis que par exception, pas en raison de la durée d'occupation.
5. Quelle surface de plancher d'un bâtiment indépendant fait de lui un bâtiment exempté de DPE ?
L'article R126-15 du CCH exempte les bâtiments indépendants dont la surface de plancher est inférieure à 50 m². Le seuil de 40 m² concerne uniquement la modulation des seuils de classe des petits logements, celui de 8 m² la loi Carrez et celui de 9 m² la décence : ils n'ont rien à voir avec le champ du DPE.
6. Pour combien de temps une construction provisoire doit-elle être prévue pour échapper à l'obligation de DPE ?
L'article R126-15 du CCH range parmi les exemptions les constructions provisoires prévues pour une durée d'utilisation égale ou inférieure à deux ans. La durée de quatre mois concerne les résidences à occupation partielle, cinq ans la validité de l'audit et dix ans celle du DPE.
7. Un couvent en activité, dont la chapelle sert exclusivement au culte, est cédé. Le DPE est-il dû pour la chapelle ?
L'article R126-15 du CCH exempte les bâtiments servant de lieux de culte, indépendamment de leur statut patrimonial ou de leur durée de chauffage. L'exemption des monuments historiques est distincte et s'apprécie au cas par cas ; la condition des quatre mois concerne les seuls bâtiments résidentiels.
8. Un hangar agricole dont seul un petit bureau est chauffé est vendu avec l'exploitation. Quelle règle s'applique ?
L'article R126-15 du CCH exempte les bâtiments agricoles, artisanaux ou industriels qui ne demandent qu'une faible quantité d'énergie pour le chauffage, la ventilation ou le refroidissement. L'exemption ne dépend pas du seuil de 50 m², qui vise les bâtiments indépendants ; un local très partiellement chauffé reste dans l'exemption.
9. Quelle est la durée de validité d'un DPE établi après le 1er juillet 2021 ?
Le décret n° 2020-1610 a fixé à dix ans la durée de validité du DPE, sous réserve des caducités anticipées des DPE antérieurs au 1er juillet 2021. Les durées de trois, cinq et six ans correspondent respectivement aux états gaz et électricité en vente, à l'audit énergétique et aux mêmes états en location.
10. Un DPE réalisé le 15 mars 2017 est présenté lors d'une vente signée en 2026. Est-il recevable ?
Le décret n° 2020-1610 organise la caducité anticipée des anciens DPE : ceux établis avant le 1er janvier 2018 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2023. La règle des dix ans ne les sauve pas, et aucune attestation ne peut prolonger un DPE fondé sur l'ancienne méthode.
11. Un DPE daté du 10 mai 2020 : jusqu'à quand a-t-il pu être utilisé ?
Selon le décret n° 2020-1610, les DPE établis entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ont cessé d'être valables au 1er janvier 2025 ; un DPE de mai 2020 a donc pu servir jusqu'au 31 décembre 2024. La réforme du 1er juillet 2021 n'a pas invalidé immédiatement les DPE antérieurs, elle a organisé leur extinction en deux temps.
12. Un propriétaire dispose d'un DPE du 20 juin 2021 et d'un autre du 5 août 2021 pour le même logement. Lequel peut être annexé à un bail signé en septembre 2026 ?
Le décret n° 2020-1610 rend caducs depuis le 1er janvier 2025 les DPE établis entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 : celui du 20 juin 2021 ne vaut plus. Celui du 5 août 2021, réalisé selon l'arrêté du 31 mars 2021, reste valable dix ans, soit jusqu'en août 2031 ; il n'existe pas de durée de cinq ans pour le DPE.
13. Comment la classe du DPE est-elle déterminée à partir des deux indicateurs de l'étiquette ?
L'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021 institue une double échelle : la classe affichée est la plus défavorable des deux indicateurs, énergie primaire et émissions de gaz à effet de serre. La classe climat n'est donc pas informative, et il n'existe ni moyenne ni faveur pour une énergie donnée.
14. Quelle est la classe d'un logement de 80 m² consommant 100 kWh EP/m².an et émettant 12 kg éqCO2/m².an ?
Avec la double échelle de l'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021, on lit chaque indicateur : 100 kWh EP relève de B (≤ 110) mais 12 kg éqCO2 dépasse 11 kg et relève de C (≤ 30). La classe retenue est la plus mauvaise des deux, soit C ; un dépassement ne fait jamais reculer de deux classes.
15. Un logement affiche 250 kWh EP/m².an et 50 kg éqCO2/m².an exactement. Quelle étiquette le diagnostiqueur retient-il ?
Les seuils de l'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021 s'entendent comme des bornes incluses : la classe D va jusqu'à 250 kWh EP/m².an et 50 kg éqCO2/m².an compris. Un logement exactement sur ces deux valeurs est donc D ; atteindre un seuil ne fait pas basculer dans la classe suivante.
16. Un pavillon chauffé au fioul consomme 300 kWh EP/m².an et émet 75 kg éqCO2/m².an. Quelle classe le diagnostiqueur affiche-t-il ?
Selon l'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021, 300 kWh EP relève de E (≤ 330) mais 75 kg éqCO2 excède 70 kg et relève de F (≤ 100) ; la classe la plus défavorable, F, est retenue. La méthode ne prévoit aucune tolérance autour des seuils et l'énergie de chauffage ne fixe pas la classe à elle seule.
17. À partir de quelle consommation, en kWh EP/m².an, un logement de plus de 40 m² passe-t-il en classe G ?
L'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021 borne la classe F à 420 kWh EP/m².an et 100 kg éqCO2/m².an : au-delà de l'une de ces valeurs, le logement est G. Le seuil de 450 kWh de la loi Climat et résilience est exprimé en énergie finale et définit l'indécence, pas la classe.
18. Quels sont les seuils de la classe A pour un logement de plus de 40 m² ?
L'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021 réserve la classe A aux logements dont la consommation conventionnelle ne dépasse pas 70 kWh d'énergie primaire par m² et par an et dont les émissions ne dépassent pas 6 kg éqCO2/m².an. Les valeurs 110 et 11 bornent la classe B, et la grille s'exprime toujours en énergie primaire.
19. Un appartement affiche 175 kWh EP/m².an et 29 kg éqCO2/m².an. Après remplacement de la chaudière, la consommation passe à 120 kWh mais les émissions à 31 kg. Quel effet sur l'étiquette ?
Avec la double échelle de l'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021, avant travaux 175 kWh et 29 kg sont tous deux en C (≤ 180 et ≤ 30). Après travaux, 120 kWh reste en C (> 110) mais 31 kg dépasse 30 et relève de D : la plus mauvaise classe l'emporte, l'étiquette recule de C à D.
20. Quelle nouveauté l'arrêté du 25 mars 2024 a-t-il introduite dans le DPE ?
L'arrêté du 25 mars 2024, modifiant l'arrêté du 31 mars 2021, module les seuils des classes pour les logements dont la surface de référence est inférieure ou égale à 40 m², à compter du 1er juillet 2024. Il ne crée ni exemption ni obligation d'audit et ne modifie pas le coefficient de 2,3 de l'électricité.
21. Pourquoi les petits logements ont-ils justifié une modulation des seuils de classe en 2024 ?
L'arrêté du 25 mars 2024 a modulé les seuils de l'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021 pour les logements de 40 m² ou moins, parce que les consommations peu liées à la surface, comme l'eau chaude sanitaire, y pèsent davantage par m² et dégradaient leur classe. Le coefficient de 2,3 et le calendrier de la loi Climat n'ont pas été modifiés.
22. Un studio de 25 m² est diagnostiqué en septembre 2024 : quelle grille de seuils le diagnostiqueur applique-t-il ?
Depuis le 1er juillet 2024, l'arrêté du 25 mars 2024 impose pour tout logement de surface de référence inférieure ou égale à 40 m² des seuils de classe modulés, sans condition d'énergie ni d'équipement. La modulation est appliquée dans le calcul lui-même, non par une correction ultérieure de l'ADEME.
23. Quelle est la conséquence de l'opposabilité du DPE pour l'acquéreur d'un logement ?
Depuis la loi ELAN et le 1er juillet 2021, l'article L271-4 du CCH ne range plus le DPE parmi les documents à simple valeur informative : l'acquéreur peut se prévaloir des informations qu'il contient contre le vendeur. En revanche, les recommandations de travaux qui l'accompagnent conservent une valeur purement indicative.
24. Quelle partie du DPE conserve une valeur seulement informative depuis la réforme de 2021 ?
L'article L271-4 du CCH précise que l'acquéreur ne peut se prévaloir à l'encontre du propriétaire des recommandations accompagnant le DPE : elles gardent une valeur informative. Les deux étiquettes, l'estimation des dépenses et le reste du contenu sont opposables depuis le 1er juillet 2021.
25. Quelle loi a posé le principe de l'opposabilité du DPE, avant que le décret n° 2020-1610 ne l'organise ?
La loi ELAN n° 2018-1021 a inscrit dans le CCH la fin du caractère purement informatif du DPE, et le décret n° 2020-1610 a fixé l'entrée en vigueur au 1er juillet 2021. La loi Climat et résilience est postérieure et traite du calendrier de décence ; la loi ALUR et la loi Carrez ne concernent pas l'opposabilité du DPE.
26. Quelle méthode d'établissement du DPE a été supprimée par la réforme du 1er juillet 2021 ?
L'arrêté du 31 mars 2021 généralise la méthode conventionnelle 3CL-DPE 2021 à tous les logements existants et supprime la méthode sur factures, qui produisait des résultats dépendant du comportement des occupants. Le calcul reste conventionnel, jamais fondé sur les consommations réelles.
27. Un propriétaire demande un DPE vierge parce qu'il n'a aucune facture d'énergie. Que lui répond le diagnostiqueur ?
Depuis l'arrêté du 31 mars 2021, tout logement existant est évalué par la méthode conventionnelle 3CL-DPE 2021, à partir des caractéristiques du bâti et des équipements, jamais des factures ; le DPE vierge est réservé à des exceptions étrangères à l'absence de factures. Il n'existe pas de DPE provisoire de deux ans.
28. Quelle est la valeur juridique du DPE lors d'une location d'habitation ?
Le DPE fait partie du dossier de diagnostic technique du bail (loi ALUR, art. 3-3 de la loi n° 89-462) et, depuis le 1er juillet 2021, il est opposable au bailleur comme au vendeur, pour ses deux étiquettes. Il est dû pour tout logement loué, pas seulement pour les classes F et G.
29. Un immeuble de bureaux est vendu. Le DPE est-il obligatoire et selon quelle logique ?
Les articles L126-26 et suivants du CCH soumettent au DPE les bâtiments ou parties de bâtiment, quel que soit leur usage, sous réserve des exemptions de l'article R126-15. En tertiaire, la méthode 3CL-DPE 2021 des logements ne s'applique pas : l'échelle et la méthode sont propres à ces bâtiments.
30. Quel diagnostiqueur peut réaliser le DPE d'un immeuble de bureaux ?
L'article 3 de l'arrêté du 20 juillet 2023 réserve au DPE « avec mention » les bâtiments d'habitation collectifs, les bâtiments à usage principal autre que d'habitation et leurs lots ; le « sans mention » couvre les habitations individuelles, les lots d'habitation et les lots non résidentiels d'un bâtiment principalement d'habitation. Un immeuble de bureaux relève donc de la mention.
31. Que doit vérifier le diagnostiqueur lorsqu'un client lui présente un DPE de 2019 pour une vente en 2026 ?
Le décret n° 2020-1610 rend caducs au 1er janvier 2025 les DPE établis du 1er janvier 2018 au 30 juin 2021, sans condition liée à l'absence de travaux. La méthode 3CL-DPE 2021 exigeant une visite et un relevé des caractéristiques du bâti, aucune conversion des anciennes données n'est possible.
32. Un logement tout électrique consomme 90 kWh d'énergie finale par m² et par an, tous usages. Quelle valeur retenir pour l'indicateur énergie ?
L'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021 convertit l'électricité en énergie primaire avec un coefficient de 2,3 : 90 × 2,3 = 207 kWh EP/m².an. Cette valeur dépasse le seuil de 180 kWh de la classe C et reste sous 250 : l'indicateur énergie est en D, sous réserve de l'indicateur climat.
33. Que signifie l'expression « énergie primaire » utilisée dans l'étiquette énergie du DPE ?
L'arrêté du 31 mars 2021 exprime l'indicateur énergie en énergie primaire, c'est-à-dire l'énergie prélevée à la source avant transformation et transport, obtenue en multipliant l'énergie finale par un coefficient (2,3 pour l'électricité, 1 pour les autres énergies). L'énergie finale est celle livrée au compteur.
34. Deux logements identiques consomment 120 kWh EF/m².an, l'un au gaz naturel, l'autre à l'électricité. Que peut dire le diagnostiqueur de leur indicateur énergie ?
Selon l'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021, l'électricité est convertie en énergie primaire avec un coefficient de 2,3 (120 × 2,3 = 276 kWh EP) alors que le gaz garde un coefficient de 1 (120 kWh EP). Le premier relève de E, le second de C pour l'indicateur énergie ; le coefficient ne concerne pas l'indicateur climat.
35. Quel est le coefficient de conversion en énergie primaire retenu pour le gaz naturel dans le DPE ?
L'annexe 1 de l'arrêté du 31 mars 2021 ne prévoit un coefficient d'énergie primaire supérieur à 1 que pour l'électricité (2,3) ; le gaz naturel, le fioul et le bois sont comptés avec un coefficient de 1. La valeur 0,227 est le facteur d'émission du gaz en kg éqCO2 par kWh, non un coefficient d'énergie.