L'état de l'installation intérieure d'électricité concerne les installations de plus de quinze ans, à la vente (CCH L271-4) et à la location (décret n° 2016-1105). L'arrêté du 28 septembre 2017, applicable depuis le 1er janvier 2018, fixe le modèle et la méthode ; la norme NF C 16-600 de juillet 2017 les détaille ; la norme d'installation de référence est la NF C 15-100. Une attestation de conformité Consuel de moins de trois ans tient lieu d'état. Validité : trois ans en vente, six ans en location.
1. L'appareil général de commande et de protection (disjoncteur de branchement), accessible. 2. Un dispositif différentiel à l'origine, de sensibilité adaptée aux conditions de mise à la terre, avec une prise de terre et une installation de mise à la terre. 3. Une protection contre les surintensités adaptée à la section des conducteurs sur chaque circuit. 4. Une liaison équipotentielle et une installation adaptées aux locaux contenant une baignoire ou une douche. 5. L'absence de matériels présentant des risques de contacts directs. 6. L'absence de matériels vétustes ou inadaptés à l'usage et de conducteurs non protégés mécaniquement. S'y ajoutent des constatations informatives : socles à broche de terre, protection 30 mA des circuits, piscines. L'état n'inclut ni démontage au-delà du capot du tableau, ni mesure d'isolement ; il comporte l'essai du différentiel, la mesure de la résistance de la prise de terre et la vérification de continuité des conducteurs de protection.
Ra × IΔn ≤ 50 V : pour un différentiel de 500 mA la prise de terre doit être inférieure ou égale à 100 Ω, 167 Ω pour 300 mA, 77 Ω pour 650 mA. Le disjoncteur de branchement est différentiel 500 mA sélectif ; la haute sensibilité 30 mA protège les prises et les salles d'eau. Conducteur de terre 16 mm² cuivre isolé, liaison équipotentielle principale 6 mm², liaison supplémentaire de salle d'eau 2,5 mm² protégée ou 4 mm² non protégée. Sections et protections : 1,5 mm² sous disjoncteur 16 A (fusible 10 A) ; 2,5 mm² sous 20 A (fusible 16 A) ; 4 mm² sous 25 A (fusible 20 A) ; 6 mm² sous 32 A. Bleu réservé au neutre, vert-jaune réservé à la protection. Tensions : BT 230/400 V, très basse tension de sécurité jusqu'à 50 V alternatif.
NF C 15-100 partie 7-701, amendement A5 de 2015 : volume 0 à l'intérieur de la baignoire ou du receveur (IPX7) ; volume 1 au-dessus jusqu'à 2,25 m (IPX4, IPX5 avec jets) ; volume 2 sur 0,60 m autour du volume 1 (IPX4). Le volume 3 a disparu. Volume 1 : seulement chauffe-eau à accumulation horizontal placé le plus haut possible et matériels en très basse tension de sécurité ; volume 2 : matériels de classe II, luminaires, chauffe-eau, prise rasoir à transformateur de séparation.
Arrêté du 1er juillet 2024 : domaine électricité, sans mention ; certificat de sept ans ; examen théorique, dont le texte ne chiffre ni les questions ni le seuil, et épreuve pratique sur installation.
1. Quel texte définit aujourd'hui le modèle et la méthode de réalisation de l'état de l'installation intérieure d'électricité ?
L'arrêté du 28 septembre 2017 définit le modèle et la méthode de réalisation de l'état de l'installation intérieure d'électricité et s'applique depuis le 1er janvier 2018 ; il abroge sur ce point l'arrêté du 8 juillet 2008. Le décret n° 2016-1105 ne porte que sur l'obligation en location, et la NF C 15-100 est la norme d'installation, pas la méthode de l'état.
2. Quelle norme détaille la méthode de l'état de l'installation intérieure d'électricité depuis le 1er janvier 2018 ?
La norme NF C 16-600 de juillet 2017 est le référentiel de méthode de l'état visé par l'arrêté du 28 septembre 2017 ; elle succède à la norme expérimentale XP C 16-600 de 2007. La NF C 15-100 est la norme de conception et de réalisation des installations neuves : elle sert de référence technique, pas de méthode de diagnostic.
3. Quel est le rôle de la norme NF C 15-100 dans la réalisation de l'état de l'installation intérieure d'électricité ?
Selon l'arrêté du 28 septembre 2017 et la NF C 16-600, l'état évalue les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes ; il n'est pas un contrôle de conformité à la NF C 15-100, qui reste la norme de référence des installations. Une installation ancienne peut donc s'écarter de la norme actuelle sans qu'une anomalie soit relevée.
4. Dans quel article du code de la construction et de l'habitation l'état de l'installation intérieure d'électricité est-il intégré au dossier de diagnostic technique de la vente ?
L'art. L271-4 du CCH liste les éléments du dossier de diagnostic technique, dont l'état de l'installation intérieure d'électricité pour les installations de plus de quinze ans. L'article L271-6 concerne les garanties exigées du diagnostiqueur (compétence, assurance, impartialité), pas le contenu du dossier.
5. À partir de quel âge de l'installation intérieure d'électricité l'état devient-il obligatoire lors de la vente d'un logement ?
L'art. L271-4 du CCH impose l'état de l'installation intérieure d'électricité lorsque cette installation a été réalisée depuis plus de quinze ans. Le seuil de dix ans correspond à la validité du DPE et la borne de 1949 au constat de risque d'exposition au plomb : ce sont des repères d'autres diagnostics.
6. Sur quelle partie de l'installation porte l'état de l'installation intérieure d'électricité d'un logement ?
D'après l'arrêté du 28 septembre 2017, l'état porte sur l'installation intérieure des parties privatives des locaux d'habitation et de leurs dépendances, en aval de l'appareil général de commande et de protection. Les parties communes et le réseau situé en amont de ce disjoncteur sont exclus du champ.
7. Parmi les éléments suivants, lequel est exclu du champ de l'état de l'installation intérieure d'électricité ?
L'arrêté du 28 septembre 2017 précise que les matériels d'utilisation et leurs circuits internes ne sont pas vérifiés : l'état s'arrête aux bornes ou socles d'alimentation. Les dépendances privatives, le tableau et les conducteurs de protection font au contraire partie du champ examiné.
8. Un appartement vendu dispose d'un garage privatif au sous-sol de l'immeuble, alimenté depuis le tableau du logement. Que doit faire le diagnostiqueur ?
Aux termes de l'arrêté du 28 septembre 2017, l'état couvre les parties privatives du logement et leurs dépendances, dont un garage privatif alimenté par l'installation du logement. Seules les parties communes et le réseau en amont du disjoncteur de branchement sont hors champ, quelle que soit la situation du local.
9. Une maison de 1985 a vu son tableau électrique entièrement remplacé en 2020, sans attestation de conformité. Quelle est la situation lors de la vente en 2026 ?
L'art. L271-4 du CCH exige l'état lorsque l'installation a été réalisée depuis plus de quinze ans ; seule une attestation de conformité de moins de trois ans en tient lieu. Une facture de travaux ou un tableau refait sans attestation ne dispense pas de l'état, qui porte sur toute l'installation privative.
10. Quel document peut tenir lieu d'état de l'installation intérieure d'électricité lors de la vente ?
Selon l'art. L271-4 du CCH et l'arrêté du 28 septembre 2017, une attestation de conformité visée par le Consuel de moins de trois ans tient lieu d'état. Passé ce délai, ou avec une simple facture ou un document du distributeur, le vendeur doit faire établir un état par un diagnostiqueur certifié.
11. Un appartement est mis en vente en 2026 avec une attestation de conformité Consuel établie en 2024 après rénovation complète. Que faut-il en conclure ?
L'art. L271-4 du CCH prévoit qu'une attestation de conformité de moins de trois ans tient lieu d'état de l'installation intérieure d'électricité. L'âge de l'immeuble est sans incidence : c'est la date de l'attestation qui compte, et elle vise aussi les installations entièrement rénovées.
12. Une attestation de conformité Consuel de moins de trois ans ne concerne que la rénovation de la cuisine d'un logement de 1978. Peut-elle tenir lieu d'état ?
L'art. L271-4 du CCH n'admet l'attestation de conformité en lieu et place de l'état que si elle correspond à l'installation vendue ; une attestation limitée à un circuit ou à une pièce ne couvre pas les circuits anciens restants. Un état complet est alors requis sur l'ensemble de l'installation privative.
13. Quelle est la durée de validité de l'état de l'installation intérieure d'électricité annexé à une promesse de vente ?
L'art. L271-4 du CCH et ses textes d'application fixent à trois ans la validité de l'état électricité à la vente, alignée sur celle de l'état gaz. Six ans correspond à la location ; dix ans au DPE ; un an au CREP positif. Confondre les durées est le piège classique.
14. Quelle est la durée de validité de l'état de l'installation intérieure d'électricité joint au contrat de location ?
Le décret n° 2016-1105 fixe à six ans la validité de l'état de l'installation intérieure d'électricité annexé au bail, contre trois ans à la vente. Le DPE est valable dix ans, et l'état doit être renouvelé à l'échéance pour tout nouveau bail, il ne suit pas indéfiniment les renouvellements.
15. Un état électricité a été établi le 10 mars 2023 pour une vente qui n'a pas abouti. Le bien est mis en location en septembre 2026. Ce document peut-il être annexé au bail ?
Le décret n° 2016-1105 retient une validité de six ans pour l'état annexé au bail, sans distinguer selon la finalité initiale du document : un état de 2023 reste utilisable en 2026 pour une location. La durée de trois ans ne joue que pour le dossier de diagnostic technique de la vente.
16. Un état électricité réalisé le 5 janvier 2023 est annexé à une promesse signée le 20 janvier 2026. Quelle est la situation ?
Aux termes de l'art. L271-4 du CCH, les documents du dossier de diagnostic technique doivent être en cours de validité au moment de la promesse ; l'état électricité étant valable trois ans, celui du 5 janvier 2023 est périmé le 20 janvier 2026. La durée de six ans ne s'applique qu'à la location.
17. Quel texte a rendu obligatoire l'état de l'installation intérieure d'électricité lors de la mise en location d'un logement ?
Le décret n° 2016-1105, pris en application de la loi ALUR, a introduit l'état électricité dans le dossier de diagnostic technique du bail, à partir du 1er juillet 2017 pour les logements les plus anciens puis du 1er janvier 2018 pour tous. Le décret n° 2002-120 fixe les critères de décence sans imposer cet état.
18. Selon quel calendrier l'obligation d'annexer un état électricité au bail est-elle entrée en vigueur ?
Le décret n° 2016-1105 a échelonné l'obligation : 1er juillet 2017 pour les logements d'avant 1975, puis 1er janvier 2018 pour l'ensemble du parc. Le 1er juillet 2021 correspond à l'opposabilité du DPE, sans lien avec l'état électricité.
19. Dans quel document l'état électricité est-il inséré lors de la conclusion d'un bail d'habitation ?
L'article 3-3 de la loi n° 89-462, issu de la loi ALUR, prévoit un dossier de diagnostic technique annexé au bail (DPE, CREP, état des risques, états gaz et électricité pour les installations de plus de quinze ans). L'état des lieux et la notice d'information sont d'autres annexes, sans rapport avec l'état électrique.
20. Un logement dont l'installation électrique a douze ans est mis en location. Le bailleur doit-il joindre un état électricité au bail ?
Le décret n° 2016-1105 reprend, pour le bail, le seuil de l'art. L271-4 du CCH : l'état n'est dû que pour une installation réalisée depuis plus de quinze ans. Une installation de douze ans en est dispensée, mais l'obligation existe bien en location depuis 2017-2018.
21. À quel moment le vendeur doit-il produire l'état de l'installation intérieure d'électricité ?
L'art. L271-4 du CCH impose d'annexer le dossier de diagnostic technique à la promesse de vente ou, à défaut, à l'acte authentique. Seules les classes du DPE doivent figurer dans l'annonce ; l'état électricité n'a pas à être publié, mais il doit être disponible dès la promesse.
22. Qui supporte l'obligation de faire établir l'état de l'installation intérieure d'électricité lors d'une vente ?
Selon l'art. L271-4 du CCH, le dossier de diagnostic technique est fourni par le vendeur et annexé à la promesse ou à l'acte. L'acquéreur n'a rien à commander, le notaire ne fait que vérifier la présence des pièces, et le distributeur n'intervient pas sur l'installation intérieure.
23. Une maison individuelle de 2015 est vendue en 2026. L'état électricité est-il exigé ?
L'art. L271-4 du CCH réserve l'état électricité aux installations réalisées depuis plus de quinze ans : une installation de 2015 vendue en 2026 n'a pas atteint ce seuil. L'absence d'attestation Consuel récente est indifférente tant que le seuil d'âge n'est pas franchi.
24. Un local commercial dont l'installation électrique date de 1990 est vendu. L'état de l'installation intérieure d'électricité est-il exigé ?
L'arrêté du 28 septembre 2017 et l'art. L271-4 du CCH visent l'installation intérieure d'électricité des locaux à usage d'habitation et de leurs dépendances. Un local commercial est hors champ ; les vérifications propres aux établissements recevant des travailleurs relèvent du code du travail, pas de ce diagnostic.
25. Quelle différence sépare la norme NF C 16-600 de la norme NF C 15-100 ?
La NF C 16-600 (juillet 2017) fixe la méthode de l'état de l'installation intérieure d'électricité, tandis que la NF C 15-100 est la norme de conception et de réalisation des installations basse tension. Confondre les deux revient à faire de l'état un contrôle de conformité, ce qu'il n'est pas.
26. Que désignait la norme XP C 16-600 de 2007 ?
La XP C 16-600 de 2007 était la norme expérimentale décrivant la méthode de l'état sous l'arrêté du 8 juillet 2008 ; elle a été remplacée par la NF C 16-600 de juillet 2017, visée par l'arrêté du 28 septembre 2017. La certification des personnes relève de la NF EN ISO/IEC 17024, une tout autre norme.
27. Qu'a changé l'arrêté du 28 septembre 2017 par rapport à l'arrêté du 8 juillet 2008 ?
L'arrêté du 28 septembre 2017 a remplacé, à compter du 1er janvier 2018, le modèle et la méthode de l'arrêté du 8 juillet 2008 en renvoyant à la NF C 16-600 de 2017. La validité de trois ans à la vente préexistait, la mesure de terre demeure et les parties communes restent hors champ.
28. Quel texte fixe les critères de certification du diagnostiqueur pour le domaine électricité ?
L'arrêté du 1er juillet 2024 définit les critères de certification des diagnostiqueurs des domaines amiante, électricité, gaz, plomb et termites, avec un examen théorique et un examen pratique ; il abroge l'ancien arrêté électricité du 8 juillet 2008. L'arrêté du 28 septembre 2017 ne traite que du modèle et de la méthode de l'état, non de la compétence de celui qui le réalise.
29. Quelle est la durée de validité du certificat de compétence d'un diagnostiqueur dans le domaine électricité ?
L'arrêté du 1er juillet 2024 (art. 6, 5°) fixe à sept ans la durée du certificat, assortie d'une surveillance en cours de cycle ; le renouvellement repose sur un examen documentaire et un examen pratique. Trois ans et dix ans sont des durées de validité de diagnostics, pas de certificats.
30. En quoi consiste l'évaluation des compétences pour la certification dans le domaine électricité ?
L'annexe I (§ 4.1.3) de l'arrêté du 1er juillet 2024 prévoit, pour chaque domaine, un examen théorique et un examen pratique de mise en situation de diagnostic, qui vérifient les compétences de l'annexe III. Aucun diplôme ni entretien ne remplace ces deux épreuves.
31. Par qui la certification d'un diagnostiqueur dans le domaine électricité est-elle délivrée ?
L'art. R271-1 du CCH confie la certification à un organisme accrédité (COFRAC), l'accréditation portant sur la norme NF EN ISO/IEC 17024 et sur l'arrêté du 1er juillet 2024. Le ministère rend public l'annuaire mais ne certifie pas ; le Consuel vise les attestations de conformité, sans rôle dans la certification.
32. Un diagnostiqueur certifié dans le seul domaine gaz réalise un état de l'installation intérieure d'électricité. Quelle est la conséquence ?
L'art. R271-4 du CCH punit d'une contravention de cinquième classe le fait d'établir un diagnostic sans la certification correspondante ; chaque domaine, dont l'électricité, fait l'objet d'un certificat distinct (arrêté du 1er juillet 2024). La signature d'un tiers ne régularise pas un état réalisé par un opérateur non certifié.
33. Pourquoi le réseau situé en amont du disjoncteur de branchement n'est-il pas vérifié lors de l'état ?
L'arrêté du 28 septembre 2017 limite l'état à l'installation intérieure en aval de l'appareil général de commande et de protection ; le branchement amont appartient au réseau du distributeur. L'inaccessibilité ou la tension ne sont pas les motifs : c'est la limite de propriété et de responsabilité qui fonde l'exclusion.
34. Lors de l'état d'un appartement, le diagnostiqueur constate un défaut dans la gaine technique du palier. Que fait-il ?
D'après l'arrêté du 28 septembre 2017, l'état ne porte que sur l'installation intérieure privative et ses dépendances ; les parties communes, dont les gaines de palier, sont exclues. Le diagnostiqueur peut signaler le fait à titre d'information, mais il ne s'agit pas d'une anomalie de l'état du logement.
35. Le disjoncteur de branchement appartient souvent au distributeur. Est-il pour autant exclu de l'état ?
L'arrêté du 28 septembre 2017 inclut l'appareil général de commande et de protection dans le champ de l'état, bien qu'il puisse appartenir au distributeur : le diagnostiqueur vérifie sa présence, son accessibilité et sa fonction de coupure d'urgence. Le réseau situé en amont, lui, est exclu.